KME cherche des acquéreurs ou des partenaires pour ses sites français

Le groupe italien KME, spécialisé dans la transformation de cuivre et actif notamment dans le secteur automobile, est « ouvert » à la cession totale ou partielle de ses sites français, où il emploie près de 900 personnes, a indiqué à l'AFP (27/1/14) Frédéric Weishaar, président de la filiale hexagonale. « Nous n'avons pas la volonté de désinvestir ou de nous désengager de nos sites français, mais nous sommes ouverts vers l'extérieur, sous toute forme possible et envisageable », a expliqué M. Weishaar, dont le groupe réalise en France un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros.

En d'autres termes, « si un acquéreur ou un partenaire se présentait pour une partie ou la totalité des sites français, le groupe regarderait » ces propositions, a souligné le patron de KME France (ex-Tréfimétaux), qui dispose de trois usines à Givet (Ardennes), Boisthorel (Orne) et Niederbruck (Haut-Rhin). « Nous avons mené en 2013 une politique de maîtrise des coûts, en les adaptant au nouvel environnement du marché, ainsi que nos capacités », a souligné le président de KME France, qui a appliqué ces dernières années deux plans sociaux qui ont touché un total de 140 personnes, dont la moitié sur le site de Givet.

Il y a un an, le groupe avait également envisagé de fermer sa fonderie des Ardennes, mais après avoir signé un accord de compétitivité avec les syndicats, « nous avons reporté cet arrêt d'au moins douze mois », a déclaré M. Weishaar. A la fin de l'année, le groupe fera un bilan « sur la compétitivité et productivité » du site et décidera de son sort, a-t-il ajouté.

Alexandra Frutos