Jérôme Stoll évoque l’implication de Renault en Formule 1

Au terme du Grand Prix d'Abu Dhabi, qui s’est tenu le 23 novembre, Lewis Hamilton a été sacré Champion du Monde de Formule 1 devant son coéquipier Lewis Hamilton et Daniel Ricciardo. Côté constructeurs, Mercedes a devancé Red Bull Racing-Renault et Williams sur le podium de la saison. Dans un entretien accordé à l’AFP (23/11/14), le président de Renault Sport F1 Jérôme Stoll explique que, « dans une compétition comme la F1, qui est certainement l'une des plus sophistiquées, complexes, dures, être sur le podium à la 2ème place, ce n'est pas une honte. On est quand même fiers d'être à ce niveau-là. Avec l'écurie Red Bull, on ne peut pas être premiers tous les ans. Avec les autres écuries, c'était un peu plus compliqué, il faut le reconnaître. Avec quatre écuries (Red Bull, Toro Rosso, Lotus et Caterham), certains ont eu le sentiment qu'on se dispersait ».

« Notre présence en F1 a deux raisons d'être : l'aspect technologique et le produit d'une part, le marketing et développement de la notoriété d'autre part », indique M. Stoll, ajoutant que « cette compétition doit avoir des coûts contrôlés ». « Comment peut-on limiter cette inflation des coûts et faire en sorte que deux écuries [Marussia et Caterham le mois dernier] ne fassent pas faillite en cours de saison ? Le contrôle des coûts, c'est un souci permanent dans l'industrie automobile. J'y suis favorable en F1 », souligne-t-il.

« Notre sentiment, c'est que la F1 chez Renault est une histoire vieille de 37 ans. On a gagné, on est légitimes, c'est un atout du groupe Renault. Ce qu'on n'a pas bien fait, c'est utiliser l'effet de levier de nos performances, de manière à ce que tout le monde nous reconnaisse dans le monde de la voiture de série avec les mêmes atouts qu'en F1 », explique par ailleurs le dirigeant.

Alexandra Frutos