Jérôme Stoll dévoile les objectifs de Renault en Asie Pacifique et en Chine

Dans un entretien accordé à AUTOACTU.COM (5/3/14), le directeur délégué à la performance et directeur commercial du groupe Renault Jérôme Stoll prévoit un doublement des ventes du groupe en Asie Pacifique d’ici à 2017 et un volume de 600 000 unités en Chine à terme.

Interrogé sur la répartition des 3,3 millions de véhicules prévus pour 2017, M. Stoll indique que le groupe sera « plutôt avec une répartition à 40 % en Europe et 60 % à l’international, à moins que le marché européen ne se développe. Dans nos prévisions, nous avons misé sur un marché européen stable, à environ 13 millions de véhicules, sur lequel nous voulons gagner des parts de marché, en reprenant la seconde place, avec une gamme C et D renouvelée et une offre sur le segment des crossovers qui nous manquent actuellement. Il nous reste aussi à travailler le haut de gamme ».

« Nous visons une croissance de 25 % en Amérique du Sud et dans la région Euromed et un quasi doublement, + 90 %, en Asie Pacifique. Outre l’introduction d’un modèle ultra low-cost en Inde et le développement de notre activité en Indonésie, nous misons surtout sur le marché chinois, axe majeur de la deuxième partie de notre plan », ajoute par ailleurs le dirigeant. « Pour l’heure, nous vendons 35 000 véhicules en Chine, essentiellement des Koleos et des Fluence importés de Corée, avec des taxes de 20 %. En 2017, nous vendrons entre 150 000 et 200 000 véhicules que nous produirons localement, dans le cadre de la première tranche d’investissement dans notre usine. A terme, nous visons une part de marché homogène avec notre pénétration mondiale, soit 3 % d’un marché de 20 millions de voitures, correspondant à 600 000 voitures », précise-t-il.

« Si en Europe la gamme M0 [ou Entry] est une gamme à bas prix, dans d’autres pays, c’est une offre moyenne gamme, comme au Brésil où le Duster se vend 23 000 euros. Quoiqu’il en soit, la rentabilité de la gamme M0 est très bonne sur tous les marchés, grâce à la conception des véhicules, basée sur des éléments déjà amortis, la production dans des pays à bas coûts et une distribution optimisée, en vendant au juste prix, sans remise, dans des locaux peu onéreux pour les investisseurs, de l’ordre de 200 000 euros. Ainsi, la gamme M0 participera à la réalisation de notre objectif de 5 % de marge, tout comme le modèle ultra low-cost basé sur le même business model que la gamme M0. Alors que Dacia représente désormais 2 % des ventes en Europe, la question que l’on se pose c’est qui va venir nous concurrencer sur ce marché et à quelle échéance ? », explique par ailleurs M. Stoll. (AUTOACTU.COM 5/3/14)

Alexandra Frutos