Iveco France vise un point de pénétration supplémentaire

Sur un marché des véhicules de plus de 5 tonnes en baisse de 13 % et un marché des véhicules utilitaires de 3,5 à 5 tonnes en légère progression (+ 1,3 %), Iveco France a réussi à tirer son épingle du jeu en 2014 en gagnant des parts de marché sur tous les segments : + 0,2 point sur celui des utilitaires légers (à 3,1 %), + 9,3 points sur celui des véhicules de 6 à 15,9 tonnes (à 37,8 %) grâce au succès du Daily et + 0,2 point sur celui des modèles de plus de 16 tonnes (à 7,6 %). « Nous avons réussi à progresser partout sur un marché difficile et nous avons réussi à gagner une place sur le marché du plus de 5 tonnes (4ème, devant Daf). En 2015, nous comptons poursuivre dans cette dynamique avec des objectifs ambitieux », indique Thierry Kilidjean, directeur général d’Iveco France. Si la marque entend conserver sa place de leader sur le marché des véhicules de 6 à 15,9 tonnes, elle ambitionne de gagner un point de pénétration sur les deux autres segments de marché. Ces objectifs doivent se traduire par des volumes globaux en hausse de 11,6 %, sur un marché attendu en légère progression. Pour y parvenir, Iveco France a tout d’abord opéré un changement d’organisation en début d’année en créant des « business lines » dédiées aux utilitaires légers pour l’une et aux moyens et gros tonnages pour l’autre. « Cette nouvelle organisation doit nous permettre d’appréhender les clients de façon différente et mieux appropriée à leurs profils », souligne M. Kilidjean. Pour la business line « gammes moyennes et lourdes », l’objectif est « de se replacer parmi les leaders du marché ».

Le constructeur italien mise également sur l’apport de deux nouveautés sur son produit phare, le Daily. Au premier trimestre, la gamme s’enrichira du Daily 7,2 tonnes et au deuxième, de la nouvelle boîte de vitesse automatique Hi-Matic, avec laquelle il promet un « confort de conduite » et « une baisse de 10 % du coût de maintenance par rapport à une boîte manuelle ».

Iveco va également réviser sa politique commerciale avec des offres de financement compétitives intégrant des contrats de maintenance. « C’est l’un des piliers de notre stratégie de croissance », souligne M. Kilidjean. « Cela doit nous permettre de répondre au besoin des clients de réduire au maximum leur coût d’exploitation. Ce type d’offre sera également proposé sur le véhicule utilitaire », ajoute-t-il.
Enfin, Iveco veut mettre en avant son savoir-faire dans le domaine du GNV, technologie a été abandonnée par la plupart de ses concurrents. Faute d’infrastructures de recharge (40 stations publiques et moins de 10 dédiées aux poids lourds) et avec des véhicules plus coûteux en GNV que leur équivalent diesel, ce type de motorisation n’a jamais décollé en France. Mais cette année pourrait être celle de son retour en grâce. Les responsables politiques commencent en effet à réintégrer le GNV dans les alternatives au diesel à encourager. C’est notamment le cas de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui place les véhicules au GNV aux côtés des modèles électriques dans sa définition des « véhicules propres » bénéficiant de certains avantages (places de livraison dédiées, horaires aménagées, etc.). Les chargeurs commencent eux aussi à imposer cette technologie à leurs transporteurs et plusieurs projets d’implantations de stations GNV sont programmés pour 2015 (au moins 5). « Nous n’avons jamais cru à l’électrique pour le transport de marchandises et nous avons continué de pousser le GNV comme alternative au diesel. Or, dans ce domaine nous avons une véritable avance », souligne Pierre Lahutte, directeur monde de la marque Iveco. (AUTOACTU.COM 9/2/15)

Alexandra Frutos