Inde : futur Nirvana du véhicule électrique ? (2/2)

Le marché automobile indien, qui a connu l'an passé son premier repli depuis une décennie, n'en reste pas moins l'un des plus prometteurs à moyen et long termes. Cette effervescence profite naturellement à la filière électrique. Le salon de New Delhi en janvier dernier faisait d'ailleurs honneur aux véhicules électriques. Cet évènement international a ainsi concrétisé l’investissement en faveur de la mobilité durable en Inde.

Mahindra, qui avait déjà présenté l’e2o en 2013 (avec la collaboration de sa filiale Reva), a dévoilé cette année la Halo, prototype de voiture électrique sportive qu’il compte commercialiser d’ici à trois ans. Mahindra estime que les véhicules électriques finiront par séduire les automobilistes. Il se prépare d'ailleurs à lancer le petit e20, ajoutant que l’usine de Bangalore, construite à cet effet, est déjà prête (elle pourra fabriquer 30 000 véhicules par an). "D’ici à 10 ans, les choses auront changé ; les infrastructures se seront développées et les véhicules circuleront dans les rues indiennes", indique Pawan Geonka, directeur général de Mahindra. Le constructeur compte en outre introduire des tout-terrain hybrides, développés avec le groupe Samsung et des fournisseurs européens et américains. De son côté, Tata avait ouvert la voie dès 2012, avec la Pixel 100 % électrique.

Renault, qui entend renforcer sa présence en Inde, a lui aussi dévoilé au Salon de New Delhi en janvier le Kwid, un concept conçu avec l’apport technologique de Renault Design India. Destiné à séduire le marché indien et notamment les jeunes consommateurs, le Concept Kwid pourrait s’apparenter à un buggy et offre un panel d’outils technologiques. Présenté à Delhi avec un moteur essence "downsizé" de 1,2 litre, le Concept Kwid est également annoncé comme Z.E Ready. Il est ainsi prédisposé à recevoir des batteries pour une utilisation 100 % électrique.

Juliette Rodrigues