Gruau peaufine son plan de développement à l’international

En reprenant la société Lanery en février dernier, Gruau a conforté sa position sur le marché de l’aménagement et de la transformation de VUL, mais il a surtout mis un pied dans la région Rhône-Alpes, qui lui échappait jusqu’ici. Le constructeur-carrossier est désormais à la tête de quatorze sites en Europe et d’une présence sur neuf segments de marché. « Nous ne visons plus d’autre rachat en France, sauf dans des domaines spécifiques qui conforteraient notre position. Le poids lourd ne nous intéresse pas et le semi-remorque encore moins, la croissance du groupe se fera toujours dans le VUL et les véhicules professionnels », explique Patrick Gruau, président du groupe familial.

« Nous avons face à nous une vraie concurrence française dans chacun des domaines où nous sommes présents. Nous estimons que notre principal concurrent aujourd’hui est Renault Tech. Notre ambition est d’être le numéro un ou deux en France ainsi que dans la zone Euromed dans chacun de nos métiers », ajoute-t-il.

Le groupe lavallois, qui vise un chiffre d’affaires de 195 millions d’euros en 2013, s’est fixé pour objectif d’atteindre la barre des 250 millions d’euros en 2015, tout en respectant un équilibre entre la croissance interne et externe.

Désormais, Gruau peut légitimement cibler les autres continents pour assurer sa croissance future. « Notre capacité industrielle nous permet de répondre à des appels d’offres internationaux. Le groupe a atteint la taille nécessaire pour faire face à des marchés importants », explique le dirigeant. Depuis déjà quelques années, Gruau s’est concentré sur le bassin méditerranéen et entend bien renforcer son rayonnement en Algérie comme au Maroc. « Nous avions ciblé l’Europe de proximité dans un premier temps, mais il s’agissait d’un mauvais calcul. Désormais, les marchés qui nous intéressent sont ceux où le VUL se développe, à savoir les BRICS ainsi que les Etats-Unis. Mais nous avons encore tout à apprendre de ces marchés », souligne Patrick Gruau.

Gruau, qui s’est lancé dans le pari de l’électrique avec son VUL électron et son Bluebus, continue également d’engranger de l’expérience dans le domaine. Il y a six mois, suite à la faillite déclarée de la société italienne Micro-Vett, le groupe a repris à son compte la chaîne de traction de l’Electron. (JOURNALAUTO.COM 14/11/13)

Alexandra Frutos