Fiat-Chrysler nie toute utilisation d’un logiciel illégal pour ses tests d'émissions

Soupçonné par les autorités allemandes d’utiliser un logiciel illégal pour ses tests d’émissions de NOx, Fiat-Chrysler a nié ces accusations devant les députés européens qui l’auditionnaient dans le cadre de la commission d’enquête sur les mesures d’émissions des véhicules.

En mai dernier, l’agence fédérale allemande de l'automobile (KBA) a envoyé un rapport à la Commission européenne et aux autorités italiennes les informant de ses soupçons quant à l’utilisation par Fiat-Chrysler d’un logiciel permettant de truquer ses moteurs diesel pour déjouer les normes anti-pollution. Les tests effectués sur une Fiat 500 X Diesel par la KBA ont montré que le système de filtration des émissions polluantes se désactive après 22 minutes, soit deux minutes après la fin d'un contrôle antipollution standard. Par conséquent, le véhicule rejette "à hauteur de plus de 10 fois le niveau autorisé" de NOx, explique le rapport.

Auditionné par la commission d'enquête du Parlement Européen sur les mesures des émissions dans l'industrie automobile, Harald Wester, directeur technique du groupe Fiat-Chrysler, a réfuté ces accusations. En insistant sur le fait qu’il ne pouvait pas commenter les détails d'une affaire faisant actuellement l’objet d’un contentieux juridique, il a assuré que le logiciel du véhicule n’éteint pas le système de contrôle des émissions. Selon le dirigeant, le dispositif antipollution est uniquement paramétré pour "protéger le moteur" en se désactivant en dehors des conditions de température optimales.

Par ailleurs, M. Wester a souligné que la réglementation européenne en matière d’émissions automobiles devrait être harmonisée avec celle des États-Unis, pourtant plus stricte, ou même normalisée à travers le monde entier. (AUTOACTU.COM 19/10/16)

Juliette Rodrigues