Fiat Chrysler annonce des résultats trimestriels en forte hausse et réévalue ses prévisions pour 2015

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a dégagé un bénéfice net de 333 millions d'euros au deuxième trimestre de 2015, en progression de 69 %, pour un chiffre d'affaires de 29,2 milliards d'euros, en hausse de 25 %. Le bénéfice opérationnel ajusté a quant à lui fait un bond de 58 % sur le trimestre, à 1,53 milliard, à la faveur de solides performances en Amérique du Nord. La dette du groupe a diminué de 600 millions d'euros sur trois mois, s'établissant à 8 milliards d'euros fin juin.

Le groupe a notamment bénéficié d'une meilleure performance en Amérique du Nord (Nafta), où ses ventes ont augmenté de 8 %, à 677 000 unités. Le chiffre d'affaires dans la région a fait un bond de 40 % sur le trimestre, à 17,2 milliards d'euros. Il a également enregistré de bonnes performances en Europe-Afrique-Moyent-Orient (Emea), avec 322 000 véhicules vendus (+ 13 %) et un chiffre d'affaires de 5,47 milliards d'euros (+ 19 %). En revanche, FCA a affiché une moindre réussite en Amérique latine (138 000 ventes, - 32 %) ainsi qu'en Asie-Pacifique (46 000 ventes, - 15 %). FCA a en outre bénéficié dans ses comptes de l'effet du dollar fort.

Au total, les ventes mondiales de FCA se sont établies à 1,2 million d'unités sur le trimestre clos fin juin, niveau stable par rapport à la même période de 2014.

L'agence de notation Standard & Poor's envisage désormais de relever d'un cran la note de solidité financière du groupe, jugeant satisfaisant le niveau de la trésorerie disponible. Elle a réévalué à "positive", contre "stable" auparavant, la perspective de cette note à long terme, actuellement à "BB-". Une décision pourrait intervenir dans les douze prochains mois si Fiat Chrysler supprimait les "restrictions contractuelles" limitant la fluidité en termes de trésorerie entre FCA et FCA US (la filiale américaine). Toutefois, S&P prévient que les investissements lourds qu'effectue actuellement le groupe pourraient la dissuader de relever la note car ils lui donnent moins de leviers. La dette du groupe a reculé de 600 millions d'euros sur trois mois, s'établissant à 8 milliards d'euros fin juin.

Par ailleurs, Ferrari a réalisé un chiffre d'affaires de 766 millions d'euros sur le trimestre concerné, en hausse de 5 %, pour un bénéfice d'exploitation ajusté de 124 millions d'euros (105 millions un an plus tôt). Ses ventes en volume se sont établies à 2 059 unités, contre 1 936 unités sur le trimestre équivalent de 2014.

Maserati a pour sa part enregistré des performances moins satisfaisantes. Son chiffre d'affaires a reculé de 17 %, à 610 millions d'euros, et son bénéfice opérationnel ajusté s'est établi à 43 millions d'euros, contre 61 millions un an plus tôt. La marque a vendu 8 281 véhicules dans le monde sur le trimestre, contre 9 491 un an auparavant.

Pour l'ensemble de l'année 2015, le groupe FCA a révisé à la hausse ses prévisions. Il table désormais sur un chiffre d'affaires de plus de 110 milliards d'euros (contre 108 milliards auparavant) et sur un bénéfice opérationnel ajusté de 4,5 milliards d'euros au moins, contre une fourchette de 4,1 à 4,5 milliards escomptés auparavant. Le bénéfice net en revanche demeure inchangé à 1-1,2 milliard d'euros, de même que la dette (7,5-8 milliards d'euros).

La prévision de ventes mondiales a été légèrement diminuée, à 4,8 millions d'unités (contre une fourchette de 4,8 à 5 millions d'unités précédemment). (AFP, REUTERS, IL SOLE-24 ORE 30/7/15)

Juliette Rodrigues