Feu vert des syndicats de PSA en faveur du plan social à Aulnay et à Rennes

La majorité des élus du Comité central d'entreprise de PSA Peugeot Citroën (15 sur 20) ont donné le 18 mars leur feu vert aux plans sociaux prévus pour les usines de Rennes et d'Aulnay. Ils étaient consultés sur le projet d’accord concernant les mesures d’accompagnement pour les salariés d’Aulnay et pour les 1 400 suppressions de postes à Rennes.

L'accord est « très largement majoritaire » avec la signature prévue de cinq organisations syndicales représentatives (sur six), qui représentent 76 % des salariés, a souligné Denis Martin, directeur industriel de PSA. Après d'ultimes consultations, la validation du plan social devrait intervenir dans la deuxième quinzaine d'avril.

Lors des négociations, les syndicats ont obtenu des améliorations sur l'accompagnement des salariés touchés par la restructuration (11 214 suppressions de postes envisagées entre mai 2012 et mi-2014). Le projet d'accord prévoit des mesures de mobilité vers une entreprise venue s'installer sur les sites d'Aulnay ou de Rennes, l'accompagnement des mobilités internes ainsi qu'un dispositif pour les salariés sénior. La question de l'emploi demeure la principale pierre d'achoppement pour des salariés d'Aulnay. « A chaque salarié nous proposons plusieurs solutions d'emploi », a assuré M. Martin.

Selon lui, à ce jour, « il y a 3 750 solutions de reclassement identifiées pour les salariés d'Aulnay (2 550 salariés en CDI au 1er février) : 1 650 solutions de reclassement en interne, 800 dans la réindustrialisation du site, 800 en CDI via le cabinet Sodie, 300 dans le cadre de transferts vers des entreprises comme la SNCF ou la RATP. Enfin 200 postes sont prévus pour des personnels fragiles face à l'emploi.

A Rennes, 1 800 solutions de reclassement sont comptabilisées, a ajouté M. Martin, dont 400 en mobilité interne, 800 dans le cadre de la réindustrialisation et 600 CDI à l'extérieur via le cabinet Sodie. (AFP 18/3/13 ECHOS 19/3/13)

Alexandra Frutos