Faurecia signe un vaste accord de compétitivité

Faurecia a adopté la semaine dernière un vaste accord de compétitivité touchant plus de 1 200 personnes, l’un des plus importants dans l’industrie française depuis le début de la crise. Les employés de la division échappements, l’une des quatre grandes de l’équipementier automobile, vont consentir des concessions salariales en échange de quoi la direction s’est engagée à ne pas lancer de plan social pendant trois ans.

Concrètement, l’accord prévoit un gel des salaires et une suppression de l’intéressement en 2015, puis sa baisse en 2016 et 2017. Les salariés devront également renoncer à un jour de congé ancienneté. En contre-partie, Faurecia s’est engagé à investir 12 millions d’euros pour maintenir la charge de travail sur les sept sites concernés (usines, centres de R&D, et le siège social à Nanterre). L’entreprise va par ailleurs remplacer un départ en retraite sur trois, alors que jusqu’ici les départs n’étaient souvent pas remplacés.

Il ne s’agit pas d’un accord de maintien dans l’emploi comme le permet la loi sur la sécurisation de l’emploi, mais d’un accord de compétitivité à l’image de ce qu’ont fait Renault et PSA en 2013. La CFE-CGC et la CFDT ont toutes deux été signataires, à l’issue d’un référendum interne qui a recueilli 55 % de suffrages favorables.

C’est la première fois que Faurecia signe un accord de cette ampleur. L’équipementier, qui met régulièrement en compétition ses usines pour l’attribution de nouveaux produits, a déjà mis en ?uvre plusieurs accords, notamment à Caligny, mais jusqu’ici la direction avait toujours procédé site par site. (ECHOS 23/2/15)

Juliette Rodrigues