Elections allemandes : que proposent les différents partis sur les sujets concernant l'industrie automobile et les transports ? 2/2

En ce qui concerne la sécurité routière, le FDP estime qu’il faudrait augmenter le nombre de barrières de sécurité sur les routes départementale, tandis que le SPD milite pour l’allumage des feux le jour. De plus, Die Grüne et Die Linke sont en faveur d’une limitation de la vitesse sur autoroute à 120 km/h au niveau national (en Allemagne, les Länder fixent leurs propres limitations de vitesse et la majorité des Länder ont conservé l’absence de limitation de vitesse sur autoroute).

Quant aux zones vertes (zones environnementales où sont appliquées des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants), l’ensemble des partis louent cette initiative. Plus de 60 villes allemandes sont déjà concernées (les restrictions de circulation s’appliquant généralement uniquement au centre-ville ou à des rues particulièrement passantes ; voir le zoom éco du 17/7/12) et le CDU-CSU souhaiterait accroître le nombre de villes dotées de ces « Umweltzone ». Le SPD considère que les villes doivent décider elles-mêmes de la mise en place des telles zones et non le gouvernement central. Die Linke appelle pour sa part à des restrictions de circulation encore plus strictes.

Sur la question des véhicules électriques, la CDU-CSU maintient l’objectif du gouvernement d’atteindre un parc d’un million de véhicules électriques en Allemagne d’ici à 2020. Le SPD estime qu’il est nécessaire de mettre en place des mesures incitatives (telles que des emplacements de stationnement réservés aux véhicules électriques), mais aussi de relever les taxes sur les émissions de CO2, afin d’encourager les conducteurs et les flottes à se convertir à l’électrique. Le FDP considère pour sa part que l’essentiel est de soutenir l’innovation dans ce domaine et de favoriser la mise en place d’un réseau de bornes de recharge suffisamment dense. Die Linke estime en revanche que les véhicules électriques ne représentent pour l’instant qu’un marché de niche et qu’il faut concentrer ses efforts sur les véhicules traditionnels de plus en plus sobres. Enfin, Die Grüne souhaite réformer la taxe sur les voitures (Pkw-Steuer), de sorte à inciter l’achat des véhicules verts.

En outre, en ce qui concerne l’objectif de réduction des émissions de CO2 fixé par la Commission européenne, CDU-CSU et SPD estiment qu’il est effectivement nécessaire de réduire les émissions de CO2 des automobiles, mais pas de manière aussi stricte que ne le souhaite la Commission ; en effet, ces deux partis craignent qu’un objectif trop strict ne nuise à la compétitivité de l’industrie automobile européenne. Die Grüne souhaite atteindre des émissions moyennes de 80g/km d’ici à 2020 et de 60 g/km d’ici à 2025. Die Linke les rejoint sur l’objectif de 60 g/km d’ici à 2025, sans préciser d’objectif intermédiaire.

Cindy Lavrut