Dix équipementiers automobiles japonais sanctionnés en Chine pour entente sur les prix

La Chine a infligé des amendes à dix équipementiers automobiles japonais, pour un total de 1,24 milliard de yuans (151 millions d'euros), les accusant de s'être entendus sur leur prix pendant plus de dix ans, a annoncé le 20 août une autorité de la concurrence. Parmi les firmes épinglées figurent Denso, Aisan, Mitsubishi Electric, Mitsuba, Yazaki, Furukawa, Sumitomo, ainsi que NSK, JTEKT et NTN, a précisé la puissante Commission nationale pour la réforme et le développement (NDRC) dans un communiqué.

Ces entreprises sont accusées de s'être régulièrement concertées entre 2000 et 2011 pour décider des prix de vente de leurs produits en Chine, a précisé la NDRC, l'une des principales autorités chinoises de la concurrence. D’après la télévision d'Etat CCTV, il s'agit de la plus grosse amende infligée de façon simultanée et collective à un groupe d'entreprises pour infractions à la loi anti monopôle chinoise, depuis son entrée en vigueur en 2008.

Hitachi Auto Parts et Nachi - deux autres équipementiers japonais qui auraient également pris part à ces différentes ententes sur les prix - ont pour leur part échappé à toute pénalité, en raison de leur collaboration active et des preuves qu'ils ont apportées aux enquêteurs, a ajouté la NDRC. Les dix équipementiers sanctionnés écopent quant à eux d'amendes individuelles s'échelonnant entre 30 et 290 millions de yuans.

NSK avait d'ores et déjà fait état le 19 août, dans un communiqué, d'une amende s'élevant à 174,92 millions de yuans (21,25 millions d'euros).

Selon un média d'Etat, les régulateurs chinois enquêtent sur plus de mille entreprises, locales et étrangères, de l'industrie automobile. Outre Audi et l'américain Chrysler, accusés de « pratiques monopolistiques », la NDRC a fait état d'investigations visant Mercedes-Benz, et elle avait indiqué début août se pencher sur douze entreprises japonaises sans les identifier. Les autorités avaient précédemment fait part de leurs préoccupations concernant les prix des véhicules importés et des pièces détachées automobiles, considérés comme exagérément élevés. (AFP 20/8/14)

Alexandra Frutos