Deux offres de reprise pour le constructeur de véhicules électriques SITL

Des investisseurs d’Abu Dhabi ont finalement déposé une offre de reprise pour le constructeur de véhicules électriques SITL. Ils proposent d’injecter 30 millions d’euros dans la société lyonnaise et de reprendre 218 des 395 salariés. Ils souhaitent également revitaliser l'ex-site de FagorBrandt en installant un centre de recherche et développement sur place. La production de véhicules électriques serait par ailleurs relancée. Pour être plus facilement commercialisés, ils seraient équipés de la direction assistée, de la climatisation et de nouvelles batteries lithium-ion qui seraient assemblées sur le site. Destinés dans un premier temps aux marchés français et européens, ces véhicules utilitaires seraient rapidement exportés vers le Moyen-Orient et l’Asie avec le soutien d'un distributeur asiatique. Un modèle de voiture particulière serait également développé. Au moins 5 millions seraient investis dans le projet. Le « business plan » prévoit la vente de 3 000 véhicules en 2018, pour un chiffre d'affaires global de 89 millions d'euros, dont 70 % réalisés par les véhicules électriques.

La société américaine Cenntro Motors a elle aussi déposé une offre prévoyant de reprendre 250 salariés, dont 94 en préretraite et en congé maladie, les 145 autres pouvant bénéficier d’une formation prise en charge par l’Etat. Sur les 250 salariés repris, 116 seraient placés en chômage technique pendant les trois premiers mois d'activité. Mais le groupe américain, qui est en procès avec Volkswagen aux Etats-Unis, n'a pas chiffré pour l'instant le montant des investissements qu'il consentirait pour la reprise de SITL. D'autres incertitudes entourent ce projet, qui fait état d'un nombre de ventes prévisionnelles de 1 600 véhicules pour la seule année 2014, alors que SITL en a commercialisé jusqu'à présent moins d'une centaine en deux ans. (ECHOS 26/5/14)

Alexandra Frutos