Des salariés de GM&S bloquent le site PSA de Sept-Fons

Des salariés de GM&S ont fait le siège le 5 juillet d'un site du Groupe PSA dans l'Allier afin d'obtenir des mesures pour « limiter la casse sociale », un blocage considéré comme une « agression » par le constructeur et que Bercy a appelé à lever « immédiatement ». Arrivés dans deux autocars depuis La Souterraine (Creuse), une centaine de salariés ont bloqué dès l'aube les accès du site de Sept-Fons, qui fabrique des blocs de moteurs diesel et des disques de freins. Des pneus et des palettes ont été déposés devant les entrées, sous la surveillance d'une vingtaine de gendarmes. Les salariés de GM&S pourraient poursuivre leur blocage jusqu'à vendredi.

Après la vaine tentative de sortie d'un camion dans la matinée de mercredi, empêchée par des salariés couchés en travers de la chaussée, les grilles de l'entreprise ont été fermées. Dans l'après-midi, deux hélicoptères se sont posés dans l'enceinte de l'usine pour charger des pièces, a constaté un photographe de l'AFP (5/7/17).

Interpellé au même moment lors des séances de questions à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a appelé les salariés à lever « immédiatement et sans délai » le blocage. « Oui, tous les salariés ne seront pas gardés à La Souterraine, mais chaque salarié sera accompagné » pour retrouver un emploi, a-t-il affirmé.

Face au blocage de son usine, PSA a immédiatement dénoncé une « agression » de nature « à bloquer des discussions toujours en cours ». Le constructeur a menacé de revoir son soutien à GM&S dans le projet de reprise par GMD. « C'est la main tendue qui se retrouve agressée », s'est plaint le directeur des achats de PSA Yannick Bézard.

Alexandra Frutos