Des salariés de Dacia manifestent pour réclamer une autoroute cruciale pour leur usine

Environ 10 000 personnes ont manifesté le 5 mars en Roumanie à l'appel du syndicat de l'usine Dacia-Mioveni pour réclamer la construction d'une autoroute cruciale pour l'exportation des voitures vers l'étranger. Les manifestants ont notamment dénoncé la décision du gouvernement roumain de repousser la construction d'un tronçon d'autoroute entre Pitesti, siège de leur usine, et Sibiu (centre). Ce tronçon permettrait notamment aux camions du site d'atteindre plus rapidement la frontière vers la Hongrie et les pays d'Europe de l'Ouest.

Les employés de l’usine craignent une perte de compétitivité imputable à un déficit d'infrastructures en Roumanie, qui pourrait pousser Renault à se tourner de plus en plus vers son usine géante de Tanger au Maroc pour la production de véhicules à bas coûts.

Le directeur général de Dacia, Nicolas Maure, a déclaré à la presse roumaine fin février qu'une des priorités du groupe était d'obtenir un accès plus rapide vers la frontière hongroise. « S'il existait une autoroute entre l'usine et le point frontière, nous pourrions économiser 30 euros par véhicule », a-t-il expliqué à l'agence de presse Mediafax.

Renault a investi plus de deux milliards d'euros depuis 1999 pour la reprise et la modernisation du constructeur d’automobiles roumain Dacia. Dans le pays, le groupe dispose d’une capacité de production 350 000 véhicules par an et emploie environ 8 300 personnes. (AFP 5/3/14)

Alexandra Frutos