Delfingen poursuit sa conquête du marché asiatique

Delfingen, spécialiste de la protection des faisceaux électriques pour l'automobile, vient d'inaugurer à Bangkok sa septième usine asiatique. La conquête des marchés du continent asiatique est un axe de développement important pour cette entreprise implantée à Anteuil (Doubs), qui emploie 1 900 salariés dans 26 sites de production. La filiale de Bangkok a démarré, avec une dizaine de personnes, la fabrication de tubes en plastique, son c’ur de métier, mais elle pourrait compter 50 à 70 salariés d'ici à quelques années, estime le directeur général Christophe Clerc. Ce septième site de production, qui fabriquera des gaines extrudées, des profilés et des gaines textiles techniques, est aussi le siège régional de l'entreprise.

Delfingen dispose déjà d’un siège de ce type aux Etats-Unis, près de Detroit. L'Asie ne représente encore que 10 % d'un chiffre d'affaires consolidé qui s’est établi à 118,7 millions d'euros au troisième trimestre. En 2014, le groupe familial a repris la société indienne Kartar Wire Industries, spécialiste des tubes, profilés et gaines isolantes. Il a aussi acheté l'activité de protection électrique du Chinois Hengbang (45 salariés).

L'ouverture de l'usine en Thaïlande a été l'occasion pour Delfingen d'insister sur sa philosophie de travail dans les pays en développement. L'entreprise indique avoir installé un lieu de prière dans une usine marocaine. Elle rappelle également avoir signé une charte du travail décent dès 2007. Celle-ci garantit des conditions de travail identiques et un accès au logement, à la santé, à l'éducation pour les salariés. « Les salaires sont adaptés à chaque pays et nous nous attachons à respecter le minimum légal, mais ce n'est qu'un élément de la rémunération », explique M. Clerc. Des plans de prévoyance, de retraite et une couverture sociale maladie sont mis en place. Une cantine a été installée dans une usine aux Philippines et des logements collectifs ont été mis à disposition de salariés en Chine. Une fondation lancée également en 2007 par la famille Streit, qui détient toujours la majorité du capital, assure campagnes de vaccination et fourniture de matériel scolaire pour les familles de salariés des pays les plus pauvres, soulignent enfin LES ECHOS (13/1/15).

Alexandra Frutos