De l'importance des données pour la cartographie et la conduite autonome 2/2

A l’occasion du congrès « Automobilwoche Konferenz » organisé par le journal allemand AUTOMOBILWOCHE, le vice-président de HERE en charge de la cartographie, Aaron Dannenbring, mentionné l'importance de la protection des données dans la technologie de la conduite autonome.Néanmoins, si une protection est nécessaire, empêcher le partage de ces données n'est pas une solution. En effet, il est nécessaire de récolter les données transmises par des véhicules, afin « d'apprendre » à terme aux véhicules autonomes comment un être humain conduit. Faute de cet apprentissage, la conduite autonome fait face à son principal problème : la technologie actuelle ne permet pas de briser les règles du code de la route. Ainsi, si une voiture est garée en double file et qu'il y a une ligne blanche, une voiture autonome ne doublera pas et attendra indéfiniment. Les voitures autonomes doivent donc utiliser les données issues de voitures partiellement automatisées mais encore conduites par une personnes pour apprendre à « réfléchir ».En outre, HERE a précisé que récolter des données, les traiter, puis les retransmettre à un autre véhicule prenait actuellement (via le réseau 3G) environ 1,5 seconde. C'est un temps trop long en situation d'urgence, particulièrement si une voiture 100 % autonome (sans réponse humaine) doit réagir à un accident.Néanmoins, en dehors de ces cas d'urgence, la conduite autonome pourrait permettre de repenser l'organisation des transports (avec notamment une flexibilité des phases d'alternance des feux tricolores selon le trafic, une adaptabilité des limites de vitesse, etc.).

Cindy Lavrut