DS est désormais une marque à part entière au sein du groupe PSA (1/2)

Yves Bonnefont, directeur de la marque DS, a récemment expliqué qu’avec l’arrivée de Carlos Tavares à la tête de PSA Peugeot Citroën, la volonté de donner son autonomie à DS en tant que marque avait été réaffirmée et qu’elle devait « désormais se faire à vitesse accélérée ». « Ce qui est remarquable, et nous conforte dans l’idée que DS doit être traitée comme une marque à part entière, c’est que les deux tiers de ses ventes ont été de la conquête, soit 300 000 clients qui ne possédaient ni Citroën, ni Peugeot », a-t-il souligné.

Cette année, DS va atteindre le chiffre de 500 000 unités vendues depuis le lancement des premiers modèles en mars 2010, dont 300 000 DS3 qui ont été produites à Poissy. Les ventes en Europe représentent environ 85 % des volumes. Mais on sait que DS mise beaucoup sur la Chine. Alors que la marque vient d’y fêter ses deux ans de présence, elle y a commercialisé 10 400 véhicules sur les six premiers mois de l’année, contre 1 000 au premier semestre de 2013.

Expliquant l’évolution de l’offre, M. Bonnefont a rappelé que DS était « composée de deux gammes. La première, comprenant DS3 (et sa variante cabrio), DS4 et DS5 a permis de lancer la marque en Europe. La seconde, qui servira le développement international de la marque, comprend la DS5 LS que l’on lance d’abord en Chine, la DS6 et, d’ici à 2017, trois autres véhicules. Puis, entre 2018 et 2020, nous lancerons cinq nouveaux véhicules. La marque DS aura alors six modèles, dans six segments, que l’on trouvera partout dans le monde. Ce qui veut dire que nous doublerons la gamme en Europe et en Chine », a-t-il détaillé.

« Le premium représente à peu près 10 % du marché global. Sur les 80 millions de véhicules vendus dans le monde, 8 millions sont des véhicules premium. Il serait naturel que le groupe PSA réalise à terme 10 % de son volume mondial avec la marque premium DS, soit entre 300 000 et 400 000 unités. Notre usine chinoise de Shenzhen, qui est aux standards du groupe, devrait pouvoir assembler 200 000 véhicules par an. L’année dernière, 85 % de notre volume avait été réalisé en Europe. Mon objectif, d’ici à 2016, c’est d’équilibrer les ventes entre l’Europe et le reste du monde et d’atteindre 50-50 », a en outre indiqué le dirigeant.

Alexandra Frutos