Crise en Russie : les différentes stratégies des groupes Ford et General Motors 2/2

Contrairement à General Motors, Ford a choisi de rester présent en Russie malgré la crise.

Ford peut en effet se permettre de rester sur le marché grâce à trois avantages clés. Il peut premièrement limiter les risques via sa coentreprise avec son partenaire russe Sollers. Deuxièmement, Ford n’est pas dépendant de ses importations sur le marché russe (qui impliquent des taxes douanières ainsi que des risques de change), étant donné qu’il peut accroître sa production dans ses usines russes. Troisièmement, les véhicules produits par Ford sont plus adaptés aux exigences des consommateurs russes que ne le sont ceux de General Motors.

Grâce à sa coentreprise locale et à ses produits fortement localisés, Ford peut limiter les risques de change, a souligné le responsable des ventes de Ford Europe, Roelant de Waard. Ainsi, la société conjointe Ford Sollers va lancer quatre nouveaux modèles en Russie cette année (dont la Fiesta) et va ouvrir une nouvelle usine au Tatarstan (le 4ème site de la coentreprise).

A titre de comparaison, Ford propose 4 crossovers en Russie (dont deux produits localement, les EcoSport et Explorer) alors que General Motors ne commercialise les Chevrolet Cruze et Opel Astra qu’en variantes berlines bi-corps et tricorps. Or, les crossovers sont particulièrement appréciés en Russie en raison de la qualité des routes et du climat.

Ford reste convaincu que la Russie dispose d’un potentiel de croissance significatif sur le long terme et poursuit donc son engagement dans le pays en partenariat avec Sollers. Le groupe envisage même de collaborer avec les concessionnaires de marques qui ont décidé d’abandonner le marché russe, afin d’accroître son propre réseau de distribution.

Cindy Lavrut