Citroën augmente la capacité de production de la C-Elysée à Vigo

Six mois après son lancement, les ventes de la berline tricorps C-Elysée sont meilleures que prévu. « Nous sommes sur une typologie de véhicule et de clientèle où le prix fait partie des données d’entrée incontournables et où l’achat automobile reste un investissement pour les clients. Nous sommes compétitifs par rapport à un ou deux véhicules de référence qui peuvent être différents d’un marché à l’autre, et nous ne sommes pas forcément moins chers. Nous essayons d’être bien disant sans être le moins disant », explique François Dabadie, chef de produit C-Elysée. « Dans les pays du Maghreb, être une marque française a une certaine valeur ». La Turquie, premier pays à avoir lancé la C-Elysée en novembre 2012, est « un grand motif de satisfaction », se félicite-t-il. « Nous avons livré en Turquie 3 000 C-Elysée à fin avril pour un cumul de 5 000 depuis son lancement. Pour nous, cela représente un changement de dimension sur ce marché où la C-Elysée fait 1,75 % du marché et un tiers de nos ventes », ajoute-t-il. Depuis, la C-Elysée a été lancée en Algérie (en décembre 2012, à l’occasion du Salon d’Alger), dans les pays d’Europe Centrale et Orientale, dans les pays du Moyen-Orient, en Israël et au Chili ; elle le sera également dans certains pays d'Afrique noire.

Depuis son lancement en Algérie en décembre, la C-Elysée a fait l’objet de 6 000 commandes, dont seulement la moitié ont été livrées avec désormais un délai de l’ordre de 4 mois. « En Algérie, nous avons déjà dépassé l’ambition de départ qui était de 5 000 unités sur l’année. La croissance du marché nous aidé [+ 27 % à fin avril] et nous avons un nouvel importateur depuis 3 ans qui a particulièrement bien travaillé », souligne M. Dabadie.

Les derniers pays où le modèle a été commercialisé, la Russie et l’Ukraine (en import et donc avec des droits de douane de l’ordre de 25 %), semblent très prometteurs, avec déjà « plus de 1 300 commandes en Russie et 800 en Ukraine en 1 mois », souligne M. Dabadie. Ces premiers résultats permettent à Citroën de revoir à la hausse ses objectifs de ventes, qui étaient de 30 000 voitures pour 2013. « Il y a six mois, nous considérions que nos objectifs étaient ambitieux. Aujourd’hui nous sommes à plus de 14 000 commandes et nous sommes bien partis pour dépasser 30 000 voitures cette année », annonce M. Dabadie.

En conséquence, Citroën a décidé d’accroître le potentiel de production de la C-Elysée de 50 % dans l’usine de Vigo, à 60 000 unités par an. De son côté, Peugeot a augmenté la capacité de production de la 301 de 15 %, pour la porter à 90 000 unités par an (contre 75 000 initialement). La capacité de ces deux modèles fabriqués sur la même base dans l’usine espagnole atteint ainsi désormais 150 000 unités par an.

La prochaine étape du déploiement de C-Elysée sera la Chine avec une fabrication locale dans l’usine de Wuhan pour une capacité de production annuelle de 90 000 unités (75 000 pour la Peugeot 301) et avec un objectif de 80 000 ventes en 2014. (AUTOACTU.COM 3/6/13)

Alexandra Frutos