Christophe Musy évoque la stratégie aftermarket du Groupe PSA

Dans un entretien accordé à ZEPROS AUTO (31/1/17), le directeur Services et Pièces du Groupe PSA Christophe Musy explique que la stratégie aftermarket du constructeur a pour vocation de proposer une palette d’offres de pièces et de services de réparation en face de chacune des typologies de clients qu’ils a identifiées. « Concernant les plaques de distribution européennes, 140 seront opérationnelles d’ici à mi-2017. Nous aurons des plaques partout où nous avons des filiales et, dans les autres pays, nous regardons quel dispositif mettre en place. Nous serons à la moitié du déploiement à la fin de l’année. Outre les douze plaques françaises, vingt-huit sont déjà opérationnelles en Grande-Bretagne, Italie, Belgique, Portugal et Espagne », indique-t-il. « Notre politique n’a pas d’impact sur le prix européen. Pour les pièces équipementiers, nous ne discutons ni le positionnement tarifaire, ni le schéma logistique. Ils ont leur propre schéma tarifaire et logistique. Nous n’avons pas à influer sur l’un ou l’autre. Nous suivons les règles du marché. S’ils veulent harmoniser leurs tarifs entre les différents pays, c’est leur politique, pas la nôtre, et nous suivrons », souligne le dirigeant.« Ce n’est pas l’arrivée de Distrigo qui fait bouger le marché, mais bien le vaste mouvement de concentration des acteurs traditionnels de la distribution indépendante. Pendant encore quelques années, ils vont davantage se faire la guerre entre eux qu’avec Distrigo. La compétition n’a pas besoin de nous pour être féroce. Nous allons peut-être un peu bousculer certains distributeurs, mais c’est le jeu normal. Le marché est énorme et peut supporter l’arrivée de quelques acteurs supplémentaires », explique-t-il par ailleurs.M. Musy souligne enfin qu’il est réticent lorsqu’on évoque l’idée d’un mur entre les deux marchés que sont l’OES et l’IAM. « Cela fait longtemps que, d’un point de vue réglementaire, les barrières ont été levées entre ces deux mondes, qui sont en interaction de longue date. Aujourd’hui, n’importe quel réparateur a accès aux données techniques des constructeurs. Cela fait longtemps que PSA développe une offre de pièces multimarques avec Eurorepar et que nous vendons des pièces d’origine aux réparateurs indépendants. De plus, un client n’est pas OES ou IAM, il veut avoir le choix en fonction de l’âge de son véhicule. La vision caricaturale d’un marché aux deux mondes séparés est une erreur, car le client est plus mobile qu’on ne le croit. Et in fine, c’est lui qui compte », conclut-t-il.

Alexandra Frutos