Carlos Ghosn souligne l'importance de l'Afrique pour l'activité commerciale de Renault-Nissan

Face au club européen-américain de la presse, le président de Renault et de Nissan Carlos Ghosn a mis en évidence l'importance névralgique que devrait prendre, à moyen terme, le continent africain dans l'activité commerciale de l’Alliance. Le groupe Renault-Nissan est déjà le deuxième constructeur sur ce continent, derrière Toyota. Renault est en position de force au nord, notamment en Algérie et au Maroc, tandis que Nissan est bien implanté au sud du Sahara. « Même si la plupart de ces marchés restent aujourd'hui réduits en volumes, il faut se préparer à leur éveil et bien positionner nos marques par rapport aux futurs clients », a souligné M. Ghosn, tout en reconnaissant qu'on ne pouvait pas prédire la date de décollage des marchés avec certitude.

Le dirigeant a évoqué l'exemple du Nigeria : « Ce pays a un potentiel extraordinaire et je le compare volontiers au Brésil, même s'il est encore un peu moins peuplé ». On compte effectivement environ 220 millions d'habitants au Brésil, où il s'est immatriculé 3,2 millions de VN en 2014, tandis qu’au Nigeria, où on recense un peu plus de 170 millions d'habitants, le marché du VN n’a atteint que quelque 50 000 unités l’an dernier. Nissan vient de s'implanter industriellement au Nigeria via le groupe Stallion, rappelle le JOURNALAUTO.COM (20/1/15).

Carlos Ghosn a aussi tenu à rappeler l'importance de l'usine marocaine de Tanger, dotée d'une capacité annuelle de production de 400 000 unités, et qui se pose en hub pour desservir d'autres marchés africains ou du Moyen-Orient. Il a par ailleurs affiché de grandes ambitions pour le lancement en tant que tel de Renault en Chine, à l'horizon 2016. A ses yeux, la marque peut légitimement viser une part de marché comprise entre 3 % et 6 %.

Alexandra Frutos