Carlos Ghosn commente la nouvelle configuration de l’Alliance

Le président de Renault et de Nissan Carlos Ghosn a déclaré au journal japonais NIKKEI (1/2/14) ne pas avoir songé à « intégrer » les deux groupes, mais avoir cherché au contraire à tirer le meilleur parti de leur alliance sans rogner leur culture ni leur indépendance respectives. « Les problèmes qui naîtraient d'une intégration seraient plus nombreux que les avantages à en tirer », a-t-il expliqué.

« La nouvelle configuration à laquelle nous allons passer permettra à l'entreprise française Renault et à l'entreprise japonaise Nissan de préserver chacune leur propre culture tout en gagnant des avantages comparables à ceux d'une intégration », a-t-il poursuivi, faisant référence au plan récemment annoncé de renforcer leur coopération dans les domaines des achats, de l'ingénierie, de la fabrication et de la logistique. « Les deux entreprises continueront indépendamment de planifier leurs projets de production et ventes. Cependant, elles vont unifier leurs chaînes d'approvisionnement et leur logistique de fabrication », a-t-il détaillé.

« En passant à une configuration permettant une gestion en commun de la fabrication, nous allons rendre plus flexibles les capacités de production de l'ensemble », a poursuivi M. Ghosn, assurant par ailleurs ne pas avoir l'intention de fermer des usines, mais vouloir faire en sorte que, grâce à la flexibilité autorisée par la gestion commune, les taux d'utilisation des lignes d'assemblage soient améliorés. « Dans certains endroits, nous avons une surcapacité, et dans d'autres nous devons en ajouter », a-t-il précisé. « Mettre l'ensemble des décisions sur ce point dans les mains d'une seule personne va nous permettre des choix plus pertinents », a-t-il estimé. (AFP 1/2/14)

Alexandra Frutos