Bruxelles pose des conditions au rachat de l’activité freinage de Honeywell par Federal-Mogul

Honeywell a annoncé en janvier la cession à Federal Mogul de son activité freinage regroupée sous l’entité Honeywell Friction Materials pour 155 millions de dollars. Le 17 juin, la Commission européenne a annoncé avoir autorisé cette opération à condition que Honeywell cède à un autre acteur ses sites français de Noyon et allemand de Marienheide, qui produisent des patins de freins pour véhicules légers et utilitaires.

La Commission « craignait que les autres acteurs, un concurrent unique de taille similaire produisant des patins pour véhicules utilitaires et deux concurrents fabriquant des patins pour véhicules légers, ne soient pas en mesure d'exercer sur l'entité issue de la concentration une pression concurrentielle suffisante pour éviter des hausses de prix », a-t-elle expliqué. En outre, les clients constructeurs « sont rarement disposés à modifier les contrats existants, car la procédure est longue et coûteuse. Ils ne semblent pas disposer d'une puissance d’achat compensatrice suffisante pour contrecarrer les conséquences de la concentration accrue sur les deux marchés de l'offre », a-t-elle ajouté.

Si Honeywell cédait ses deux sites à un autre acteur, cela supprimerait totalement les chevauchements sur le marché des patins pour véhicules utilitaires et permettrait l’entrée d’un nouveau concurrent ou l’expansion d’un concurrent existant sur les deux marchés, estime la Commission. En revanche, sur le marché de la rechange, l’exécutif européen souligne que cette opération ne soulève aucun problème de concurrence. Sur ce marché, Honeywell Friction Materials produit et commercialise des produits de freinage (plaquettes de freins, garnitures de freins à tambour, etc.) sous les marques Bendix et Jurid, rappelle AUTOACTU.COM (18/6/14).

Alexandra Frutos