Bosch a signé un accord de flexibilité à Rodez

Après un mois et demi de négociations, dont deux jours de grève, les syndicats et la direction de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron) sont parvenus le 5 avril à un accord de flexibilité visant à réduire le coût du travail. L’accord qui a été signé comprend un plan de départs volontaires de 112 personnes d’ici à juin 2014 ; en échange, la direction s’est engagée à embaucher 21 personnes. Par ailleurs, la moitié des jours de RTT (10 pour les ouvriers et 6 pour les cadres) seront placés dans un compte pluriannuel. En cas de hausse de charge, les salariés travailleront jusqu’à 10 jours de plus par an à salaire égal, ce qui diminuera le recours aux intérimaires. Au bout de trois ans maximum, la direction rendra la moitié des jours cumulés sur le compte. Enfin, les salariés ont accepté une certaine modération salariale avec une augmentation générale de 0,6 % en 2014.

Le groupe allemand a conditionné un investissement de 29 millions d’euros à une réduction des coûts de 9,2 millions par an dans cette unité de 1 550 salariés qui fabrique des injecteurs de moteurs diesel. Cet investissement permettrait de produire des injecteurs de nouvelle génération sur une seconde ligne de fabrication et assurerait la charge de travail de l’usine jusqu’en 2018.

Le directeur de l’usine présentera ce moi-ci l’accord à la direction de Bosch en espérant que cela sera suffisant pour qu’elle investisse dans la nouvelle génération d’injecteurs. (ECHOS 9/4/13)

Alexandra Frutos