Bernard Sonilhac évoque les objectifs de Renault Algérie Production

Dans un entretien accordé à EL WATAN (18/3/15), le président de Renault Algérie Production Bernard Sonilhac indique que le plan de marche de l’usine d’Oued Tlelat avance bien et que le groupe est en train de monter progressivement la cadence de production. « Tous les collaborateurs que nous avons embauchés ont suivi une longue formation qui a porté ses fruits, en témoigne la bonne qualité de nos véhicules. Nous sommes actuellement à 80 % de la cadence nominale prévue pour une équipe. Dans environ trois semaines, nous atteindrons la cadence de 52 voitures produites par jour. Viendra ensuite une deuxième équipe pour renforcer la capacité de l’usine pour atteindre 25 000 véhicules/an. Par ailleurs, nous n’avons pas de handicap particulier », souligne-t-il, rappelant par ailleurs que l’objectif est d’atteindre une capacité de 75 000 voitures/an en 2019.

« Nous sommes dans la trajectoire d’avoir, fin 2016-début 2017, un taux d’intégration de 20 %. Nous avons mobilisé en partenariat avec la SNVI (Société nationale de véhicules industriels) une équipe pour prospecter des fournisseurs potentiels. Une centaine d’entreprises ont été visitées. Joktal nous fournis déjà en pièces d’injection plastique. Martal, (coentreprise entre l’entreprise Taleb et le fabricant turc Martur) nous équipera, fin 2016, en sièges. Des négociations sont en cours avec des fournisseurs en faisceaux de câblage, de batteries, de tapis et bien d’autres équipements », explique le dirigeant.

M. Sonilhac estime que « l’exportation est un objectif qu’il faut avoir ». « Il faut franchir le cap psychologique de non seulement importer moins, mais en plus d’exporter. En s’implantant en Algérie, Renault veut aussi exporter », souligne-t-il. « Quand on produira 75 000 voitures/an, voire plus, nous serons en situation d’exporter. Il y aura des marchés extérieurs qui vont s’ouvrir autour de l’Algérie. D’éventuels accords de libre-échange entre les pays pourraient aider les entreprises algériennes à exporter. Par ailleurs, les taxes sont des outils classiques de tout gouvernement pour freiner les importations », poursuit-t-il.

La diversification est prévue dans le pacte des actionnaires, indique en outre le dirigeant. « Notre ligne de production le permet. Tout modèle finit forcément par s’essouffler. On introduit des nouveautés dès la baisse des ventes du modèle existant. La diversification interviendra dans trois ans. Quant aux modèles, rien n’est encore décidé. C’est le travail du service marketing, qui tiendra compte de la demande du marché », déclare-t-il. « Après le modèle suréquipé en vigueur depuis l’inauguration, la Symbol de niveau de gamme intermédiaire a été lancée en janvier dernier. A partir du deuxième semestre de cette année, nous allons lancer une version plus basique, sans bien sûr renier les fondamentaux liés à la qualité et à la sécurité », ajoute-t-il.

Alexandra Frutos