Baojun, la marque chinoise de General Motors qui monte (1/2)

La coentreprise chinoise de General Motors SAIC-GM-Wuling a annoncé en 2010 la création d’une marque de voitures, Baojun, en complément de sa marque de mini-utilitaires Wuling.La nouvelle marque à bas coûts, exclusivement chinoise, visait à répondre à la demande croissante de voitures abordables en Chine, avec des véhicules associant un haut niveau de qualité et des coûts d’entretien bas. L’introduction de Baojun s’inscrivait dans la stratégie multimarque de General Motors en Chine et devait aider le constructeur à mieux répondre à un marché chinois de plus en plus segmenté.Baojun, qui signifie « Cheval précieux » en chinois, a commercialisé son premier modèle à l’été 2011 : une berline d’entrée de gamme de dimensions moyennes, dénommée 630. Le modèle, proposé à des tarifs compris entre 62 800 et 73 800 yuans (soit entre 6 860 et 8 060 euros), ciblait « de jeunes employés et de jeunes familles » qui achetaient pour la première fois une voiture, dans des villes de taille moyenne. En l’espace de quelques mois, la nouvelle marque a vendu 21 854 voitures (un peu plus que l’objectif annoncé de 20 000 unités), représentant moins de 1 % des 2,54 millions de véhicules écoulés sur le marché chinois en 2011 par General Motors et ses coentreprises locales. Baojun a introduit en 2012 un deuxième modèle, la Le Chi, une minivoiture (basée sur la Daewoo Matiz) qui était déjà commercialisée en Chine sous la marque Chevrolet. En 2014, sa gamme s’est enrichie d’une voiture bicorps, la 610, et d’un monospace à sept places, le 730. Un tout-terrain de loisir à vocation familiale, le 560, a complété l’offre cette année. Ce cinquième modèle repose sur la même plateforme que les 610 et 630 et le monospace, soit une déclinaison de l’ancienne Daewoo Nubira.

Frédérique Payneau