Air Liquide mène une étude sur un réseau de stations-service à hydrogène en France

Le groupe Air Liquide mène actuellement une étude sur « l'implantation éventuelle de stations à hydrogène » en France, a indiqué le 11 décembre son président Benoît Potier, qui voit « l'hydrogène énergie » comme un des vecteurs de croissance pour le groupe dans le futur. « Ensuite, il faudra faire ce qu'on a fait en Allemagne : un consortium en France avec un certain nombre d'industriels pour investir » dans ces stations, a-t-il ajouté.

M. Potier estime que « l'Allemagne nous montre un peu l'exemple », avec un financement à 50 % par l'Etat du programme de construction de stations-service d'hydrogène.

Air Liquide est engagé dans le programme d'équipement en Allemagne de 100 stations-service d'hydrogène pour véhicules électriques dans un premier temps, puis 400 par la suite. Le groupe est aussi partenaire de programmes au Royaume Uni, en Suisse, au Danemark, au Japon et en Corée, a rappelé M. Potier.

En France, le fabricant de gaz industriels dispose de deux stations à hydrogène près de Versailles et près de Grenoble, et étudie l'implantation en région parisienne d'une station mobile qui pourrait être ouverte au public. Air Liquide travaille sur la réduction du coût de ces stations à hydrogène, qui est passé de plusieurs millions d’euros il y a 5 ans à « à peu près 1 million aujourd'hui ».

A l'occasion de sa journée investisseurs à Paris, Air Liquide a présenté les deux premières voitures à hydrogène immatriculées en France, des Hyundai ix35 qu'il a acquises auprès du constructeur coréen. M. Potier a souligné que plusieurs constructeurs d’automobiles s’étaient engagés à mettre sur le marché des véhicules à hydrogène entre 2015 et 2017, mais qu'il n'y avait « pas de constructeur d’automobiles en France qui ait pour l'instant adopté cette technologie ». (AFP 11/12/13, ECHOS 12/12/13)

Alexandra Frutos