Accord sur le Partenariat transpacifique (TPP)

Les ministres du Commerce de douze pays de la zone Pacifique, parmi lesquels les Etats-Unis et le Japon, sont parvenus à un accord sur la création d’un Partenariat transpacifique (TPP) visant à libéraliser les échanges et à créer des normes communes au sein de ce nouvel ensemble qui représente 40 % de l’économie mondiale et 30 % du commerce mondial. Les pays concernés par l'accord incluent également le Canada, Singapour, le Mexique, l'Australie, la Malaisie, le Vietnam, le Chili, la Nouvelle-Zélande, le Pérou et le Brunei. « C'est un aboutissement majeur, non seulement pour le Japon, mais aussi pour l'avenir de la zone Asie-Pacifique », a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe. L'accord marque une victoire pour le gouvernement américain, qui a su attirer des partenaires traditionnellement proches de la Chine. Vu de Washington, cet accord commercial doit être l'incarnation économique de la stratégie du « pivot », ou rééquilibrage géopolitique vers l'Asie-Pacifique, et une occasion de contrebalancer l'influence qu'exerce la Chine sur cette région du monde. Les Etats-Unis négocient parallèlement avec l'Union européenne un Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP). Le Partenariat transpacifique devra encore être ratifié par les parlements de certains pays concernés, dont les Etats-Unis. Jugeant que l'accord ne règle pas le problème de la manipulation des devises, Ford a recommandé au Congrès américain de le rejeter sous sa forme actuelle. (ECHOS 6/10/15, TRIBUNE.FR, FREEP.COM 5/10/15)

Frédérique Payneau