2014 : une année historique pour FCA (2/2)

FCA a en outre récemment annoncé la création de 1 500 postes de travail dans son usine de Melfi en Italie afin de faire face à une forte demande pour ses modèles Jeep Renegade et Fiat 500X. La 500X, version crossover de la petite citadine Fiat 500, semble bien partie en Italie, où les concessionnaires ont reçu ce week-end des dizaines de milliers de visiteurs lors des journées portes ouvertes.De quoi provoquer l'étincelle attendue. "Pour l’Europe, il y a pour 2015 un optimisme modéré lié à la politique monétaire de la BCE, qui devrait donner une impulsion à la reprise, celle du marché intérieur aussi, et c’est une grande opportunité pour FCA", souligne le professeur Caroli.L’année 2015 sera en outre marquée par la séparation et l’entrée en Bourse de sa prestigieuse marque Ferrari et par la relance des marques haut de gamme Maserati et Alfa Romeo. La cotation en Bourse de 10 % du capital de Ferrari devrait contribuer au financement de l’ambitieux plan de développement sur cinq ans de FCA (quelque 48 milliards d’euros annoncés au printemps dernier). Ce plan prévoit notamment des ventes mondiales de 7 millions d’unités par an à terme (contre 4,6 millions en 2014).Selon M. Marchionne, le secteur automobile aurait tout intérêt à une nouvelle vague de consolidation pour faire face à des coûts de production croissants. "L'industrie doit s'ouvrir à cette éventualité en mettant ses ego de côté", a-t-il déclaré lors du salon automobile de Detroit à la mi-janvier. Mais M. Caroli juge peu probable une nouvelle grande fusion impliquant FCA, "un groupe déjà bien structuré et qui a plus à gagner en croissant de manière interne "via la valorisation des petites marques (Alfa Romeo, Maserati, Ferrari) qui ont encore un potentiel de croissance notable".

Juliette Rodrigues