2013, nouvelle année faste pour l'industrie automobile britannique (2/2)

Après les bons résultats enregistrés l'an passé, l'industrie automobile britannique devrait connaître une nouvelle année robuste en 2014.

Côté ventes, l'année a bien démarré avec des immatriculations en hausse de 7,6 % le mois dernier (à 154 652 unités). Début janvier, la SMMT estimait que la demande de voitures neuves pourrait avoir atteint un plateau et tablait sur une croissance des ventes d’environ 1 %, mais les dirigeants de l’industrie automobile sont plus optimistes. Certains d’entre eux, comme Renault et Nissan, pensent que le marché pourrait à nouveau augmenter de près de 10 % cette année. Vauxhall, la deuxième marque la plus vendue au Royaume-Uni, table sur une croissance des ventes de 8 % environ. Toyota et Hyundai prévoient pour leur part une hausse de leurs ventes de 5 % et de 4 %, respectivement. Plusieurs usines s’apprêtent à lancer la production de nouveaux modèles attrayants, de nouveaux investissements sont attendus et les acheteurs sont plus confiants.

La hausse de 10,8 % des ventes en 2013 a été tirée principalement par des conditions de crédit avantageuses, des promotions et une plus grande confiance des acheteurs, observe John Leech, du cabinet de conseil KPMG. « A mon avis, ces facteurs perdureront en 2014, ce qui laisse prévoir une hausse des ventes de voitures neuves comprise entre 5 % et 10 % selon l’étendue du soutien des constructeurs », indique-t-il.

Concernant la production de voitures au Royaume-Uni, les analystes du secteur estiment que le volume devrait dépasser d’ici à trois ans le précédent record de 1,92 million d’unités enregistré en 1972 et atteindre alors environ 2 millions d’unités. « D’ici à 2017/2018, nous fabriquerons peut-être plus de véhicules particuliers au Royaume-Uni que nous ne l’avons jamais fait dans notre histoire pour nous classer deuxième en Europe derrière l’Allemagne en termes de production », et devant l’Espagne et la France, a indiqué récemment Mike Hawes, le président de la SMMT.

La principale inquiétude des industriels pour les prochaines années est d’ordre politique. Le Premier ministre britannique David Cameron a en effet promis d’organiser d’ici à 2017 un référendum sur une sortie éventuelle du Royaume-Uni de l’Union européenne si son camp est réélu en 2015. Nissan et Ford ont d’ores et déjà averti qu’ils reconsidéreraient leur stratégie au Royaume-Uni si le pays devait sortir de l’UE.

Frédérique Payneau