10 millions de ventes par an, le nouveau graal des constructeurs ? (1/2)

Alors que le rapprochement entre Renault et Nissan s’intensifie et qu’un nouveau groupe mondial naît de la fusion entre Fiat et Chrysler, les grands constructeurs d’automobiles accélèrent la course aux économies d’échelle. Les géants que sont Toyota, General Motors et Volkswagen s’approchent du cap des 10 millions de véhicules légers vendus par an (9,8 millions, 9,71 millions et 9,5 millions d’unités respectivement), alors qu’il semblait hors de portée il y a dix ans. Si ce seuil des 10 millions de ventes par an devient un nouveau graal pour les constructeurs, dans leur course au gigantisme, il y a fort à parier que les autres acteurs du marché, qui n’atteignent pas un tel chiffre, auront de plus en plus de mal à tirer leur épingle du jeu.

Tirée à la fois par des rapprochements entre constructeurs et par l’essor des marchés émergents, la course à la taille prend une importance cruciale, d’autant plus que le durcissement des réglementations nécessite des investissements de plus en plus lourds et que les constructeurs doivent impérativement réaliser des économies d’échelle pour rester rentables.

Talonnant le trio de tête, de nouveaux groupes mondiaux se constituent ou se solidifient, à l’instar de l’Alliance Renault-Nissan, qui a vendu 8,3 millions de véhicules l’an dernier (en incluant les ventes du partenaire russe AvtoVAZ), de Hyundai-Kia ou encore de Fiat Chrysler. Parmi les constructeurs restés à l’écart de cette course, seuls Honda, BMW et Daimler réussissent vraiment à tirer leur épingle du jeu.

Alexandra Frutos