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Le point sur le programme Industrie 4.0 en Allemagne

Publié le 31/08/2016

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Le programme allemand Industrie 4.0 a pour objectif d’amener les entreprises à questionner la robustesse de leur modèle d’affaires face à l’intégration du numérique, via une réorganisation des chaînes de valeur en cherchant sur un plan technique à faire communiquer les hommes, les machines et les produits entre eux pour fabriquer des séries où chaque pièce est personnalisée à des coûts identiques à ceux de la grande série.

Il s’agit de systèmes industriels qui permettent de fabriquer en temps réel des produits personnalisés, avec une très forte proximité avec l’utilisateur qui n’est plus positionné en bout de chaîne.

Les entreprises doivent donc, d’une part, déterminer en temps réel le besoin utilisateur, gérer la variété et les variations dans la commande et capter et exploiter les données d’usage. D’autre part, l’entreprise va avoir à nouer des partenariats avec un grand nombre de parties prenantes, notamment des entreprises connexes à son métier et des instituts de recherche, pour pouvoir renouveler très rapidement et étendre les champs d’application de ses produits et des services associés.

Cette industrie 4.0 demande de tels investissements que même si l’entreprise est de grande taille, elle pourra difficilement en assurer seule le financement. L’entreprise va devoir désormais travailler en « plateformes » ce qui est une évolution majeure de ce paradigme 4.0.

En 2006, l’industrie et la recherche s’allient avec le programme intitulé « Stratégie high tech » qui deviendra le « projet d’avenir » Industrie 4.0. Il cible au départ l’industrie mécanique, électrique et électrotechnique et les technologies de la communication et de l’information, l’industrie automobile étant à l’origine traitée à part.

En effet, l’industrie automobile est très en avance dans ce processus d’automatisation et de mise en réseau intelligente des différentes composantes de la production aidée par leurs fournisseurs d’automatismes et par les fabricants de machines-outils (avec par exemple le partenariat entre Kuka et Volkswagen). L’industrie automobile a déjà des programmes qui vont très loin dans la numérisation. Elle ne va donc pas participer à la première plateforme, mais elle sera partie prenante dans la deuxième.

En outre, le programme Industrie 4.0 est à l’origine une initiative du ministère allemand de la Formation et de la Recherche. Lors du lancement de la deuxième plateforme allemande en avril 2015, le ministère de l’Economie vient co-gérer le programme, afin d’aborder de plus nombreuses thématiques qui vont des aux nouveaux business model en passant par la formation et l’organisation du travail. Le projet est également repris par les syndicats, l’IG Metall et les entreprises.
Aujourd’hui, parmi les réalisations concrètes de ce programme 4.0, on compte notamment es démonstrateurs issus de projets de recherche où plusieurs équipementiers et fabricants de composants font la démonstration de leur capacité à créer une usine où leurs systèmes fonctionnent les uns avec les autres. On recense ensuite des applications partielles, des projets de logistique interne par exemple avec des chariots autonomes ou des systèmes d’approvisionnement de lignes de fabrication. Enfin, certaines grandes entreprises comme Siemens à Amberg ou Bosch à Homburg font la démonstration de leur capacité à construire une usine complète présentée comme 4.0.

L’industrie automobile est en avance dans le domaine « 4.0 » et présente pour cette raison quelques exemples éclairants. Si l’on prend par exemple la production de l’Audi A6 à Neckarsulm, le montage et l’habillage des portières est sous-traité chez DHL à 5 km de là. Les portières sont suivies en temps réel pour être remontées en fin de chaîne sur la caisse avec laquelle elles ont été peintes. Or, DHL possède une vraie compétence logistique pour collecter les pièces et les opérateurs de DHL sont payés dans le cadre de la convention collective de la logistique, soit environ 20 % de moins par rapport à la convention de la métallurgie, ce qui représente un véritable en termes de compétences et de coût pour Audi.

Néanmoins, la frontière entre les branches automobile et logistique est plus ténue. Il n’est donc pas possible d’appliquer une approche par filière pour traiter le sujet de la diffusion du numérique.

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